{"id":1080,"date":"2009-05-10T16:36:36","date_gmt":"2009-05-10T15:36:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.siegfriedhagl.com\/?page_id=1080"},"modified":"2023-07-13T11:26:53","modified_gmt":"2023-07-13T10:26:53","slug":"vom-land-der-aufgehenden-sonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.siegfriedhagl.com\/fr\/recit\/du-pays-du-soleil-levant\/","title":{"rendered":"Japon I\u00a0: Du pays du soleil levant"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>(Publi\u00e9 dans GralsWelt 15\/2000)<\/p><\/blockquote>\n<p>D&#039;anciennes l\u00e9gendes chinoises parlent d&#039;une &quot;terre des immortels&quot; loin \u00e0 l&#039;est, et dans un pass\u00e9 lointain, divers groupes sont partis \u00e0 la recherche de cette terre de conte de f\u00e9es. Certains de ces fugitifs ou aventuriers auraient pu trouver les \u00eeles japonaises, qui pourtant n&#039;\u00e9taient ni le \u00ab pays des immortels \u00bb ni inhabit\u00e9es. Nous poursuivons notre s\u00e9rie sur la &quot;Sagesse de l&#039;Asie&quot; avec une contribution en deux parties sur le &quot;Pays du Soleil Levant&quot;. Le pays et ses habitants sont au centre de ce rapport aujourd&#039;hui.<\/p>\n<p>L&#039;archipel japonais fait partie d&#039;une cha\u00eene de montagnes qui serpente le long de la bordure orientale du continent asiatique \u00e0 travers l&#039;oc\u00e9an Pacifique. Cet archipel se compose de quatre grandes et plus d&#039;un millier de petites \u00eeles, couvrant une superficie de 370 000 km<sup>2<\/sup> ensemble sont \u00e0 peu pr\u00e8s la taille de l&#039;Italie. Les trois quarts du pays sont constitu\u00e9s de cha\u00eenes de montagnes (la plus haute altitude est le mont Fuji \u00e0 3776 m). Sources chaudes et volcans caract\u00e9risent le pays, secou\u00e9 par environ un millier de tremblements de terre chaque ann\u00e9e. Les colonies sont entass\u00e9es entre les cha\u00eenes de montagnes et dans les alluvions des rivi\u00e8res courtes et rapides dans les cours sup\u00e9rieurs. Ce qui est redout\u00e9 dans cette r\u00e9gion, ce sont les tremblements de terre sous-marins, ces vibrations au fond du Pacifique qui d\u00e9clenchent des raz-de-mar\u00e9e (tsunami) qui peuvent aussi inonder des \u00eeles et d\u00e9vaster des r\u00e9gions enti\u00e8res apr\u00e8s avoir balay\u00e9 des centaines de kilom\u00e8tres dans l&#039;oc\u00e9an.<\/p>\n<p>Comme les montagnes, la mer a fa\u00e7onn\u00e9 le Japon, o\u00f9 aucun endroit n&#039;est loin de la c\u00f4te. Les courants marins chauds du sud et froids du nord se rencontrent sur les \u00eeles japonaises. Ils apportent de grandes diff\u00e9rences climatiques entre le nord et le sud et assurent une abondance de poissons dans la mer, qui est malheureusement d\u00e9truite par la pollution marine et la surp\u00eache au XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Les premiers immigrants sont arriv\u00e9s au Japon depuis le continent asiatique par un pont terrestre il y a environ 50 000 ans. D&#039;autres vagues d&#039;immigration ont suivi jusqu&#039;\u00e0 ce que le pont terrestre s&#039;enfonce dans la mer il y a environ 12 000 ans.<\/p>\n<p>L&#039;histoire du Japon commence g\u00e9n\u00e9ralement avec le l\u00e9gendaire empereur Jimmu (vers 660 av. J.-C.). Il a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 de l&#039;\u00eele sud-ouest de Kyushu \u00e0 travers la mer int\u00e9rieure jusqu&#039;\u00e0 la zone centrale de l&#039;\u00eele principale de Honshu, qui est devenue plus tard si importante et dans laquelle se trouvent les villes d&#039;Osaka, Nara, Kyoto et Tokyo.<\/p>\n<p>Un sens de la nationalit\u00e9 s&#039;est d\u00e9velopp\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t parmi les habitants des \u00eeles \u00e9troitement li\u00e9es, de sorte que les Japonais se sont diff\u00e9renci\u00e9s des Cor\u00e9ens et des Chinois dans leur image d&#039;eux-m\u00eames avant m\u00eame le tournant du si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Dans les premiers si\u00e8cles de notre \u00e8re, il y avait de nombreux clans, qui se sont ensuite d\u00e9velopp\u00e9s en trois grands royaumes qui devaient payer tribut \u00e0 la Chine. Les conflits martiaux entre les groupes rivaux \u00e9taient fr\u00e9quents.<\/p>\n<p><strong>nature et culture<\/strong><\/p>\n<p>Le rapport \u00e0 la nature s&#039;est d\u00e9velopp\u00e9 diff\u00e9remment au Japon qu&#039;en Europe en raison des conditions locales. La beaut\u00e9 du paysage japonais est particuli\u00e8rement \u00e9vidente sur les c\u00f4tes dans le contraste accident\u00e9 de la roche et de la mer. \u00c0 Land m\u00eame, les flancs escarp\u00e9s des montagnes sont couverts d&#039;une for\u00eat de broussailles basses, tapiss\u00e9e d&#039;herbes de bambou et d&#039;\u00e9pines, ce qui est loin d&#039;\u00eatre attrayant.<\/p>\n<p>Les plaines et les pentes plus douces sont couvertes de rizi\u00e8res minutieusement am\u00e9nag\u00e9es. Pour ce faire, la surface initialement irr\u00e9guli\u00e8re a d\u00fb \u00eatre nivel\u00e9e pour la culture \u00e0 forte intensit\u00e9 de main-d&#039;\u0153uvre du riz humide. De petits barrages, qui ne d\u00e9passent g\u00e9n\u00e9ralement que la largeur d&#039;une main au-dessus de l&#039;eau et ne mesurent souvent que 15 centim\u00e8tres de large \u00e0 la couronne, entourent les champs dans lesquels les plants de riz sont soigneusement align\u00e9s.<\/p>\n<p>Manquent parcs, prairies, p\u00e2turages ou futaies l\u00e9g\u00e8res invitant \u00e0 la promenade : le paysage est soit une nature sauvage imp\u00e9n\u00e9trable (dans la for\u00eat de montagne feutr\u00e9e) soit une agriculture conquise par l&#039;assiduit\u00e9 des hommes. Partout o\u00f9 c&#039;\u00e9tait possible, l&#039;homme a pris possession de la terre et l&#039;a utilis\u00e9e \u00ab raisonnablement \u00bb jusqu&#039;au dernier m\u00e8tre carr\u00e9.<\/p>\n<p>Seule la mer offre de grands espaces. Le paysage est g\u00e9n\u00e9ralement petit et la culture villageoise traditionnelle a aid\u00e9 \u00e0 se d\u00e9brouiller avec peu d&#039;espace, \u00e0 former l&#039;\u0153il pour les petits et les proches et \u00e0 \u00eatre modeste \u00e0 tous \u00e9gards.<\/p>\n<p>A partir du Ve si\u00e8cle au plus tard, les Japonais entretiennent des contacts plus \u00e9troits avec la Chine ; par exemple, par le biais de d\u00e9l\u00e9gations d&#039;hommage. L&#039;\u00e9criture chinoise a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque, \u00e0 partir de laquelle l&#039;\u00e9criture japonaise d&#039;aujourd&#039;hui s&#039;est d\u00e9velopp\u00e9e.<\/p>\n<p>Au milieu du 6\u00e8me si\u00e8cle, le bouddhisme, qui avait d\u00e9j\u00e0 pris pied en Chine et en Cor\u00e9e, est venu au Japon par des immigrants de ces pays, et les premiers temples bouddhistes ont \u00e9t\u00e9 construits. Le bouddhisme devient alors la religion dominante au Moyen \u00c2ge.<\/p>\n<p>La pens\u00e9e bouddhiste a aliment\u00e9 une s\u00e9rie de r\u00e9formes qui ont transform\u00e9 le Japon entre le VIIe et le IXe si\u00e8cle.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Le samoura\u00ef<br \/>\n<\/strong>L&#039;\u00e9lite militaire qui a fa\u00e7onn\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 japonaise du XIIe au XIXe si\u00e8cle \u00e9tait commun\u00e9ment appel\u00e9e &quot;bushi&quot; ou &quot;samoura\u00ef&quot;. Bushi signifie &quot;hommes combattants&quot; et est le terme g\u00e9n\u00e9ral d\u00e9signant les guerriers de l&#039;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale. La plupart vivaient dans des villages et g\u00e9raient leurs terres tout en pratiquant les arts martiaux et en se pr\u00e9parant \u00e0 l&#039;action sur le champ de bataille. Certains de ces guerriers provinciaux \u00e9taient des vassaux du shogun.<br \/>\nInitialement, le terme &quot;samoura\u00ef&quot; d\u00e9signait le service militaire d&#039;un vassal. Apr\u00e8s le XVIe si\u00e8cle, il \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement utilis\u00e9 par les guerriers qui \u00e9migraient de la campagne vers les villes fortifi\u00e9es et vivaient ici comme vassaux avec un salaire fixe. Depuis le Moyen \u00c2ge, cette classe guerri\u00e8re a d\u00e9velopp\u00e9 son propre mode de vie militaire et spartiate, dont les lignes directrices ont \u00e9t\u00e9 fix\u00e9es dans la &quot;voie du chevalier&quot; ou &quot;bushido&quot; avec des vertus telles que le service loyal ou l&#039;honneur familial. Dans les cas extr\u00eames, la loyaut\u00e9 s&#039;exprimait dans la volont\u00e9 de se sacrifier pour son ma\u00eetre dans l&#039;horrible rituel du &quot;seppuko&quot; (&quot;harakiri&quot; = ouvrir l&#039;abdomen). Dans la soci\u00e9t\u00e9 Tokugawa de l&#039;\u00e9poque d&#039;Edo (1603-1867), les samoura\u00efs, qui constituaient moins de 10 % de la population, jouissaient d&#039;une position privil\u00e9gi\u00e9e. En tant que symbole de leur pouvoir, ils \u00e9taient les seuls autoris\u00e9s \u00e0 porter des \u00e9p\u00e9es et \u00e0 &quot;poignarder un citoyen ordinaire&quot;. Ils \u00e9taient craints et m\u00eame un pauvre samoura\u00ef m\u00e9prisait un riche marchand. En temps de paix de la p\u00e9riode Edo, les samoura\u00efs ont transf\u00e9r\u00e9 leurs vertus confuc\u00e9ennes \u00e0 leurs r\u00f4les de dirigeants, de fonctionnaires ou d&#039;\u00e9rudits. Aujourd&#039;hui, on peut rencontrer leurs descendants en tant que fonctionnaires polis ou en tant que managers dans la tenue correcte, et l&#039;esprit militaire autrefois redout\u00e9 peut encore \u00eatre \u00e9vident dans l&#039;entra\u00eenement sportif ou dans l&#039;affichage de sang-froid face aux catastrophes naturelles.<br \/>\nD&#039;apr\u00e8s Collcutt, entre autres : &quot;Japan&quot;, Christian Verlag, Munich, 1989.<\/p><\/blockquote>\n<p>Au cours de ces r\u00e9formes, les mod\u00e8les chinois sont devenus des tendances dans presque tous les domaines - qu&#039;il s&#039;agisse de litt\u00e9rature, de philosophie, d&#039;art, d&#039;architecture, d&#039;agriculture ou de th\u00e9orie juridique. Cette sin\u00e9sisation, en particulier un gouvernement bureaucratique imp\u00e9rial \u00e0 la chinoise, devient d\u00e9sormais un moyen important de cr\u00e9er un \u00c9tat unifi\u00e9. \u00c0 partir du IVe si\u00e8cle environ, une famille dirigeante s&#039;est \u00e9tablie dans la province de Jamato, s&#039;effor\u00e7ant de gouverner tout le Japon. Cette race revendiquait son anc\u00eatre, le l\u00e9gendaire Jimmu Tenno, un descendant de la d\u00e9esse du soleil.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re capitale japonaise a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e au VIIIe si\u00e8cle sur le mod\u00e8le chinois : l&#039;enchanteresse Nara, qui est encore aujourd&#039;hui l&#039;une des premi\u00e8res attractions touristiques. Jusque-l\u00e0, presque tous les Tenno avaient choisi une nouvelle r\u00e9sidence en prenant le pouvoir, et aucune grande ville n&#039;avait \u00e9t\u00e9 form\u00e9e. Maintenant, le Tenno et sa cour ont d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 dans une ville nouvellement construite qui abritait environ 30 000 habitants et \u00e0 la fin du 8\u00e8me si\u00e8cle comptait 200 000 habitants.<br \/>\nNara avec ses grands temples - comme le Todaiji - \u00e9tait aussi le centre du bouddhisme. Lorsque les moines bouddhistes (dont l&#039;un parvint au Grand Chancelier) devinrent trop puissants pour Tenno Dokyos (r\u00e8gne 781-806), il d\u00e9pla\u00e7a sa r\u00e9sidence d&#039;abord \u00e0 Nagoya (784) puis enfin \u00e0 Kyoto (794), jusqu&#039;\u00e0 aujourd&#039;hui l&#039;un des premiers curiosit\u00e9s pour les touristes japonais. Afin que les puissants pr\u00eatres du temple ne puissent pas suivre les Tenno jusqu&#039;\u00e0 Kyoto, il leur fut imm\u00e9diatement interdit de s&#039;y d\u00e9placer. Kyoto est rest\u00e9e le si\u00e8ge de l&#039;empereur et donc la capitale jusqu&#039;\u00e0 la restauration Meiji au 19\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<p><strong>Une religion typiquement japonaise<\/strong><\/p>\n<p>Le shinto\u00efsme, le bouddhisme, le confucianisme et, dans une moindre mesure, le tao\u00efsme et le christianisme ont fa\u00e7onn\u00e9 la culture contemporaine au Japon.<\/p>\n<p>Le Shinto, ou &quot;Voie du Kami&quot; en tant que religion la plus ancienne a eu une influence particuli\u00e8re. C&#039;est une ancienne religion de la nature avec le concept central de la &quot;Voie du Kami&quot;.<br \/>\nLes kami sont des forces mystiques inn\u00e9es, des esprits ou des \u00eatres associ\u00e9s \u00e0 la croissance et au renouveau. Cependant, les Kami ne sont consid\u00e9r\u00e9s ni comme des forces naturelles personnifi\u00e9es ni comme des figures c\u00e9lestes qui jugent les gens. Les hommes et les femmes peuvent les appeler \u00e0 l&#039;aide ou les apaiser par une purification rituelle ou une conversation lorsqu&#039;ils sont en col\u00e8re. Le nombre de kami est illimit\u00e9, pour toute personne, morte ou vivante, tout lieu ou objet aux qualit\u00e9s numineuses peut \u00eatre v\u00e9n\u00e9r\u00e9 comme un kami.<br \/>\nA l&#039;origine, les Kami \u00e9taient v\u00e9n\u00e9r\u00e9s en plein air. Plus tard, des sanctuaires ont \u00e9t\u00e9 construits, dont la porte d&#039;entr\u00e9e typique (torii) r\u00e9v\u00e8le leur destination. Dans la salle principale, il y a g\u00e9n\u00e9ralement un symbole, par exemple une sculpture dor\u00e9e, qui n&#039;est ni humaine ni animale. Les sanctuaires n&#039;\u00e9taient pas seulement des lieux de rituel et de d\u00e9votion ; il y avait aussi de la danse, des r\u00e9jouissances, des matchs de sumo, des courses de chevaux et du tir \u00e0 l&#039;arc pour divertir les kami.<br \/>\nAvant l&#039;incursion du bouddhisme au 6\u00e8me si\u00e8cle, le shinto\u00efsme consistait en des cultes ancestraux ou locaux d\u00e9connect\u00e9s sans repr\u00e9sentations litt\u00e9raires ou picturales de ses mythes. Sa vision du monde \u00e9tait optimiste et plus pr\u00e9occup\u00e9e par le pr\u00e9sent que par la vie apr\u00e8s la mort. L&#039;accent \u00e9tait mis sur la relation entre l&#039;homme, la nature et Kami. Dieu \u00e9tait identifi\u00e9 \u00e0 la puret\u00e9, le mal \u00e0 l&#039;impuret\u00e9. &quot;Mahate&quot;, sinc\u00e9rit\u00e9 ou puret\u00e9 de c\u0153ur et d&#039;actions, \u00e9tait la vertu cardinale du shinto\u00efsme, qui a \u00e9galement adopt\u00e9 les enseignements bouddhistes au Moyen \u00c2ge.<br \/>\nDes mythes politiquement teint\u00e9s sont apparus plus tard, ce qui, par exemple, a justifi\u00e9 la descente des dirigeants Yamato de la d\u00e9esse du soleil. Cette tradition de la divinit\u00e9 de l&#039;Empereur (Tenno) s&#039;est poursuivie jusqu&#039;au XXe si\u00e8cle. Ce n&#039;est qu&#039;apr\u00e8s la pression am\u00e9ricaine que Tenno Hirohito a d\u00fb renoncer \u00e0 sa pr\u00e9tention \u00e0 la divinit\u00e9 apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1870, le shinto\u00efsme et le bouddhisme ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s l&#039;un de l&#039;autre par le gouvernement Meiji, car le shinto\u00efsme est devenu la religion d&#039;\u00c9tat \u00e0 laquelle tous les Japonais sont n\u00e9s. Appartenir au shinto\u00efsme devrait automatiquement signifier fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l&#039;empereur \u00ab divin \u00bb.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la d\u00e9faite de la Seconde Guerre mondiale, ce concept n&#039;a plus pu \u00eatre maintenu et l&#039;ancien culte d&#039;\u00c9tat est d\u00e9sormais un culte parmi d&#039;autres. L&#039;am\u00e9ricanisation progressive de la vie japonaise, l&#039;\u00e9mergence d&#039;une soci\u00e9t\u00e9 industrielle moderne et de haute technologie rendent difficile pour le shinto\u00efsme, comme pour les autres religions, de s&#039;appuyer sur son ancienne importance.<\/p>\n<blockquote><p><strong>Le Secret de la &quot;Geisha&quot;<br \/>\n<\/strong>Ils ne connaissaient pas les masques pour le visage, les gommages, les cr\u00e8mes profondes ou les pilules de vitamines. Mais ils \u00e9taient la quintessence de la femme soign\u00e9e et cultiv\u00e9e, cr\u00e9\u00e9e et \u00e9duqu\u00e9e pour le divertissement de grande classe.<br \/>\nDanser, chanter, jouer du samisen - \u00e0 ce jour, la geisha a un profil de travail clairement d\u00e9fini au sein d&#039;une culture de salon de th\u00e9 sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9e, \u00e0 partir de la p\u00e9riode Tokugawa (= p\u00e9riode Edo, 1603-1868). Vous pourriez louer les dames, mais pas les acheter. Ceci est encore not\u00e9 dans les encyclop\u00e9dies entre parenth\u00e8ses (&quot;... mais \u00e0 distinguer des prostitu\u00e9es&quot;).<br \/>\nLa beaut\u00e9, le charme, la gr\u00e2ce et la perfection physique \u00e9taient lou\u00e9s. L&#039;inaccessibilit\u00e9 des geishas (gei = art de se divertir, sha = personne), presque garantie par les normes sociales, a in\u00e9vitablement attir\u00e9 l&#039;admiration vers l&#039;ext\u00e9rieur.<br \/>\nCoiffure, v\u00eatements, maquillage et apparence sont stylis\u00e9s, voire ritualis\u00e9s. Les shoguns, samoura\u00efs et notables bourgeois \u00e9taient particuli\u00e8rement \u00e9pris de peau.<br \/>\nD&#039;innombrables d\u00e9dicaces et vers, images d&#039;ambiance dites tanka, waka ou ha\u00efku - puisqu&#039;il n&#039;y a pas de rimes en japonais - en t\u00e9moignent.<br \/>\nL&#039;admiration de la perfection physique \u00e9tait sans bornes : &quot;Toute l&#039;\u00e9cume des \u00e9toiles repose doucement sur ta peau, les fruits de l&#039;arbre \u00e0 bijoux ne brisent plus doucement le clair de lune&quot;.<br \/>\nLa peau, cach\u00e9e sous la poudre de riz blanc, d\u00e9licatement marqu\u00e9e par des arcades sourcili\u00e8res d&#039;un noir extr\u00eamement d\u00e9licat mais profond, seulement bris\u00e9e par le rouge corail des l\u00e8vres - cette peau \u00e9tait toujours sans d\u00e9faut, tendue, aux pores fins et d\u00e9licate comme une p\u00eache persane.<br \/>\nTir\u00e9 de : &quot;Academic Voices&quot;, Volume 1, Num\u00e9ro 2, Ulm, ao\u00fbt 1998<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>\u00c0 la fin du monde&quot;<\/strong><\/p>\n<p>Au cours des si\u00e8cles pr\u00e9c\u00e9dents, les temp\u00eates et les forts courants marins ont fait du voyage en bateau vers et depuis le continent une aventure. Son isolement a donn\u00e9 au Japon l&#039;opportunit\u00e9 de d\u00e9velopper une culture ind\u00e9pendante relativement tranquille, sans attaques ext\u00e9rieures. M\u00eame les Mongols, qui avaient envahi toute la Chine, ne pouvaient subjuguer le Japon. Leurs invasions \u00e9chou\u00e8rent en 1274 et 1275 dans les typhons - plus tard glorifi\u00e9s comme kamikaze (= vent divin) - et la r\u00e9sistance f\u00e9roce des guerriers japonais.<\/p>\n<p>Malheureusement, cette position g\u00e9ographique favorable n&#039;a pas conduit \u00e0 un d\u00e9veloppement pacifique. L&#039;histoire m\u00e9di\u00e9vale du Japon est marqu\u00e9e par de nombreuses guerres entre \u00c9tats et groupes rivaux, par des soul\u00e8vements paysans et des guerres civiles, qui ont gravement endommag\u00e9 le pays \u00e0 plusieurs reprises. Il y avait aussi des guerres avec la Cor\u00e9e. Aux VIe, VIIe et XVIe si\u00e8cles, les Japonais tentent en vain de conqu\u00e9rir ce pays voisin. Il fallut alors quatre si\u00e8cles avant que le Japon n&#039;envahisse \u00e0 nouveau la Cor\u00e9e.<\/p>\n<p>La haute estime pour la caste des guerriers remonte \u00e9galement au Moyen \u00c2ge guerrier. Selon les enseignements confuc\u00e9ens, chaque famille appartenait \u00e0 l&#039;un des quatre domaines. Alors qu&#039;en Chine la classe savante \u00e9tait tenue en haute estime, au Japon la noblesse militaire appartenait \u00e0 la premi\u00e8re cat\u00e9gorie de la soci\u00e9t\u00e9. Cette appr\u00e9ciation du guerrier (tout le monde conna\u00eet le l\u00e9gendaire samoura\u00ef) est encore \u00e9vidente aujourd&#039;hui : les g\u00e9n\u00e9raux condamn\u00e9s \u00e0 mort apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, par exemple, \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des patriotes qui ont donn\u00e9 leur vie pour les Tenno. M\u00eame si les aventures militaires sont hors de question au Japon aujourd&#039;hui, peut-\u00eatre que la concurrence dans l&#039;\u00e9conomie est per\u00e7ue comme une sorte de guerre avec d&#039;autres moyens.<\/p>\n<p>Les Japonais sont fiers de leur pays avec sa culture particuli\u00e8re, et ils voient les habitants des \u00eeles japonaises comme la seule race &quot;pure&quot;, qui est \u00e9galement clairement diff\u00e9renci\u00e9e des groupes ethniquement apparent\u00e9s tels que les Cor\u00e9ens. La langue japonaise difficile avec son \u00e9criture \u00e9trange rend difficile pour les \u00e9trangers de se familiariser avec les coutumes et la vie japonaises et favorise une fiert\u00e9 \u00e9litiste de la nation japonaise qui rend l&#039;int\u00e9gration tr\u00e8s difficile pour les immigrants.<\/p>\n<p>Suite <a href=\"https:\/\/www.siegfriedhagl.com\/fr\/recit\/le-chemin-du-japon-vers-la-modernite\/\">\"Japon II\"<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Litt\u00e9rature:<br \/>\n<\/strong><em>Colcutt, Martin et al. &quot;Japon&quot;, Christian Verlag; Munich; 1989<br \/>\n<\/em><em>Erlinghagen, Helmut. &quot;Japon&quot;, DTV\u00a0; Munich; 1979<br \/>\n<\/em><em>Ladstatter\/Linhart. \u00ab La Chine et le Japon \u00bb, Carl Ueberreuther ; Vienne 1983.<br \/>\n<\/em><em>Kiyoshi, Inoue: &quot;Histoire du Japon&quot;, Campus, Ffm., 1995.<br \/>\n<\/em><em>Zierer, Otto: &quot;Les empereurs mandchous&quot;, Seb. Lux, Murnau, 1960.\u00a0<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(Ver\u00f6ffentlich in GralsWelt 15\/2000) Uralte chinesische Sagen berichten von einem \u201eLand der Unsterblichen&#8220;, weit im Osten, und schon in grauer Vorzeit machten sich verschiedene Gruppen auf die Suche nach diesem m\u00e4rchen\u00adhaften Land. Einige dieser Fl\u00fcchtlinge oder Abenteurer fanden m\u00f6glicherweise die japanischen Inseln, die allerdings weder das \u201eLand der Unsterblichen&#8220; noch unbesiedelt waren. 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